Vers une entreprise dématérialisée ?

L’extension des réseaux (et leurs excroissances ?) couplée au développement du numérique rend inévitable cette question : L’entreprise de demain sera-t-elle virtuelle ? Sans cesse rebattue, cette interrogation renvoie sans doute plus à des fantasmes qu’à une réalité. Il y aura toujours une économie matérielle qui nécéssitera logistique, du stockage à l’acheminement, des matières premieres aux produits finis, l’économie tertiaire totale n’existe pas. Sans doute que certains process seront délocalisés puis relocalisés jusqu’à créer des centres logistiques multipolaires ultra-spécialisés. Mais il n’y aura plus d’entreprise coupée de la sphère numérique. Toutes seront sur le web.

Plus vous partagez vos données, plus vous gagnez, voilà le nouveau crédo du web…

En France, on estime à 23% le nombre d’entreprise qui disposent d’un site Internet. Difficile en fait de faire les comptes. Mais cela donne une idée. Dans les régions en avance comme île de France et Rhône Alpes, cela peut monter jusqu’à 60%. Jean Philippe Vigne directeur du développement numérique à l’Agence régionale du développement et de l’innovation (ARDI), soulignent que les « sites vitrines » sont obsolètes. Le contenu des sites ne peut se résumer à un simple catalogue, il faut l’enrichir », précisant aussi qu’il « faut optimiser l’ergonomie et se positionner sur les moteurs de recherches ». Que c’est novateur ? révolutionnaire ! .. Les acteurs du numérique sont dépassés.. ils nous parlent de 2.0 quand l’ère du 3.0 est arrivé.

Evidemment, les réseaux sociaux de type blog, twitter, facebook, etc.. sont des éléments centraux de la vie numérique d’une entreprise, de son image et de sa performance.  Evidemment le site en lui même ne doit plus être un simple outil publicitaire, mais un véritable service supplémentaire. (service après vente, devis en ligne, démonstration vidéo, ..).. mais les opportunités du numérique pour une société s’arrêtent elles là ? Tous ces outils sont disponibles depuis près de 15 ans.

Il faut penser plus loin, et vite,  les entreprises françaises ont un retard énorme en la matière. Le travail collaboratif est le nouveau business model US à la mode, spécialement dans les sphères de la recherche et de l’innovation. Au delà de la mise en réseau, c’est le partage des données qui doit s’étendre, pour faciliter aux outils 3.0 leurs fonctions. J-P. Vigne a raison quand il dit que la « barrière entre l’interne et l’externe » deviendra floue. A travers l’ouverture de la structure informatique de l’entreprise, les informations seront libérées avec le reste du monde..libérées mais pas échangées. Elles resteront protégées, confidentielles si l’entreprise le désire. Les autres pourront être traitées analysées et optimisées et le premier bénéficiaire sera l’entreprise source. Plus vous partagez vos données, plus vous gagnez, voilà le nouveau crédo du web.

Mots-clefs : ,

Laisser une réponse