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	<title>Pyuple &#187; libertés</title>
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	<description>Blog officiel de l&#039;équipe de Pyuple.fr !</description>
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		<title>Libre Pensée, Logiciel Libre, Culture libre : quels rapports ?</title>
		<link>http://blog.pyuple.fr/2010/07/libre-pensee-logiciel-libre-culture-libre-quels-rapports/</link>
		<comments>http://blog.pyuple.fr/2010/07/libre-pensee-logiciel-libre-culture-libre-quels-rapports/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 10:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jonathan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Logiciels libres]]></category>
		<category><![CDATA[libertés]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Fraifrai, mercredi 19 mai 2010 à 11:55 :: Logiciel Libre :: #112 :: rss Cet article de vulgarisation a aussi été publié dans l&#8217;AN II, publication de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée où il est disponible au format PDF pour tenter d&#8217;établir un lien entre les revendications des libre-penseurs et les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
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<p>Par <a href="http://fraifrai.net/">Fraifrai,</a> mercredi 19 mai 2010 à 11:55 :: Logiciel Libre :: #112 :: rss</p>
<p>Cet article de vulgarisation a aussi été publié dans l&#8217;AN II, publication de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée où il est disponible au format PDF pour tenter d&#8217;établir un lien entre les revendications des libre-penseurs et les licences libres. En voici une version adaptée au format blog.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le logiciel libre, c’est : Liberté égalité fraternité. C&#8217;est à dire tout ce que déteste Sarkozy : Liberté… pour les utilisateurs de choisir leur informatique Egalité… personne n’a le pouvoir sur personne Fraternité… collaboration entre utilisateurs (solidarité sociale).&nbsp;&raquo; Richard Matthew Stallman<br />
<strong><br />
Motivations et histoire du logiciel libre</strong><span id="more-205"></span></p>
<p>Au début des années 80, Richard Matthew Stallman (RMS, voir « Richard Stallman et la révolution du logiciel libre » livre dédié aux non-initiés et édité chez Eyrolles en 2010), chercheur dans un laboratoire d&#8217;intelligence artificielle du MIT(Massachusetts Institute of Technology) , se trouve régulièrement confronté à des obstacles techniques dus au fait que les logiciels et systèmes utilisés sont « propriétaires » (leurs éditeurs ne mettent pas le code source à disposition interdisant de facto toute modification par un tiers). Partant de cet amer constat, il juge qu&#8217;une telle politique prive les utilisateurs de libertés fondamentales et fonde en 1983 la Free Software Fundation (Fondation pour le Logiciel Libre) ayant pour objet de promouvoir l&#8217;écriture et la diffusion de logiciels offrant ces quatre libertés :</p>
<p>    * Liberté 0 : liberté d&#8217;exécuter le programme pour tous usages<br />
    * Liberté 1 : liberté d&#8217;étudier le fonctionnement du programme &#8211; ce qui suppose l&#8217;accès au code source<br />
    * Liberté 2 : liberté de redistribuer des copies<br />
    * Liberté 3 :liberté d&#8217;améliorer le programme et de publier ces améliorations &#8211; ce qui suppose, là encore, l&#8217;accès au code source.</p>
<p>Il lance parallèlement le projet GNU qui développe des outils informatiques diffusés sous la licence libre GPL (General Public Licence) qui est la première des licences offrant ces quatre libertés. Si certaines de ces libertés ne s&#8217;adressent qu&#8217;aux informaticiens, elles garantissent toutefois à tous l&#8217;accès à ces logiciels par leur gratuité intrinsèque. Par ailleurs, les corrections et améliorations apportées par les contributeurs informaticiens sont rapidement mises à disposition de tous.<br />
Le logiciel libre aujourd&#8217;hui</p>
<p>De nos jours, les logiciels libres sont connus du grand public (Firefox, OpenOffice, Thunderbird, &#8230; voire GNU/Linux pour certains) et devenus, dans certaines communautés, un mode de vie voire une philosophie.</p>
<p>La souveraineté des états ne peut d&#8217;ailleurs être garantie que par l&#8217;utilisation exclusive de logiciels libres. En effet, seul l&#8217;éditeur d&#8217;un logiciel propriétaire en connait exhaustivement le comportement. Autrement dit, l&#8217;utilisation de logiciels propriétaires induit la perte de la maitrise du comportement de son ordinateur comme du traitement et du transport des données qu&#8217;il manipule ce qui remet en cause la confidentialité comme la pérennité des données. Certains logiciels propriétaires, dont Microsoft Windows, sont notoirement connus pour les failles d&#8217;espionnages volontairement introduites par leurs éditeurs pour leur propre compte ou pour celui des autorités (états-uniennes en général). Autre exemple, quand un utilisateur ouvre un fichier PDF avec le logiciel propriétaire Acrobat Reader, des informations cryptées relatives au document ouvert sont expédiées vers des serveurs de l&#8217;éditeur de ce logiciel (Adobe en l&#8217;occurrence). Des administrations de la République Française (Gendarmerie Nationale, préfectures, &#8230;) ont fait le choix, depuis quelques années, d&#8217;une migration partielle et progressive vers le monde du logiciel libre mais il y a fort à craindre que les motivations de ces migrations soient plus économiques que morales.</p>
<p>Toutes ces problématique sont bien exposées dans les conférences (souvent disponibles en ligne) en français de Richard Matthew Stallman (francophone et francophile) qui parle un grand panel de langues.<br />
Culture et connaissances « libres »</p>
<p>Si les mondes de la culture et de la connaissance n&#8217;étaient pas soumis au droit d&#8217;auteur durant l&#8217;antiquité (on imagine en effet mal Pythagore déposant un brevet sur son célèbre théorème), l&#8217;ère industrielle a été celle du verrouillage des produits culturels et de la connaissance. Le lien entre Culture Libre et Logiciel Libre existe non seulement sous la forme de la mouvance culturelle et philosophique induite par ce dernier mais aussi par une « contamination » de ses préceptes en direction des mondes de la culture et de la connaissance. En effet, au 21ème siècle, ce modèle de licence « libre » dédiée au logiciel s&#8217;est vu dérivé pour toutes sortes de contenu (musique, texte, vidéo, enseignement, …) afin d&#8217;ouvrir au plus grand nombre l&#8217;accès à des connaissances ou à des œuvres d&#8217;ordre culturel. Comme dans le monde du logiciel, de nombreuses licences « libres » existent pour les contenus (la licence « Art Libre » est assez utilisée en France par exemple) mais je me contenterais ici d&#8217;exposer le principe de la licence Creative Commons (CC). Le cas le plus connu en France est celui de l&#8217;éditeur InLibroVeritas.</p>
<p>De nombreux sites ont choisi de publier leurs contenus sous ce type de licence particulièrement adapté aux contenus textuels ou artistiques. Je la préconiserai d&#8217;ailleurs pour le futur site de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée (ne pas préciser de licence induit le choix d&#8217;une licence classique interdisant toute reproduction sans accord du propriétaire des droits d&#8217;auteur). Cette licence implique :</p>
<p>    * Paternité (BY) : Cette clause obligatoire implique que toute personne réutilisant un contenu distribué sous cette licence doit mentionner son auteur original. L&#8217;idée selon laquelle les licences libres seraient une négation du droit d&#8217;auteur est absurde. Que ce soit dans le monde informatique ou artistique, l&#8217;auteur reste propriétaire de son œuvre et peut par exemple choisir de la distribuer sous d&#8217;autres licences ou de la réutiliser lui-même sans restriction.<br />
    * Pas d&#8217;exploitation commerciale (NC) : Cette clause facultative interdit d&#8217;exploiter commercialement l&#8217;œuvre sans autorisation de son propriétaire (autrement dit distribution parallèle ou négociée sous une licence commerciale). Ceci coupe court à l&#8217;idée selon laquelle il n&#8217;est pas possible d&#8217;être rétribué pour la diffusion d&#8217;œuvres sous licence libre.<br />
    * Modalité de réutilisation : L&#8217;auteur peut choisir de ne poser aucune contrainte sur la réutilisation de son œuvre ou d&#8217;interdire tout modification (ND) de celle-ci ou d&#8217;autoriser les modifications sous réserve de conservation à l&#8217;identique de la licence choisie (SA).</p>
<p>Au delà des ouvres culturelles, la connaissance est elle aussi concernée par ces licences. En effet de nombreux cours, du primaire au supérieur, sont distribués sous licence « libre » afin de garantir au plus grand nombre l&#8217;accès à la connaissance. Le monde de l&#8217;enseignement est par ailleurs particulièrement noyauté par les éditeurs de logiciels propriétaires (notamment Microsoft) qui fournissent des licences gratuites pour l&#8217;éducation afin de conditionner les élèves et à étouffer les alternatives libres. RMS n&#8217;hésite d&#8217;ailleurs pas à assimiler ses pratiques à celles des revendeurs de drogues (« La première dose est gratuite »).</p>
<p><a href="http://blog.pyuple.fr/2010/07/logiciel-libre-et-culture-libre-biens-communs-et-impact-sociaux/"><br />
La suite ici </a> ou sur <a href="http://fraifrai.net">fraifrai.net</a></p>
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		<title>Déclaration d&#8217;indépendance du cyberespace; 14 ans déjà !</title>
		<link>http://blog.pyuple.fr/2010/03/declaration-dindependance-du-cyberespace-14-ans-deja/</link>
		<comments>http://blog.pyuple.fr/2010/03/declaration-dindependance-du-cyberespace-14-ans-deja/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 11:20:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jonathan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Logiciels libres]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie numérique]]></category>
		<category><![CDATA[droits]]></category>
		<category><![CDATA[libertés]]></category>
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		<description><![CDATA[14 ans déjà que le militant, dissident, poète et co-fondateur de l&#8217;Electronic Frontier Fondation John Perry Barlow a écrit cette superbe Déclaration, malheureusement plus que jamais d&#8217;actualité. Prologue de la Déclaration HIER, le grand invertébré de la Maison-Blanche a apposé son sceau sur la loi de «réforme» des télécommunications de 1996 (1), tandis que Tipper [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p><strong>14</strong> ans déjà  que le militant, dissident, poète et co-fondateur de l&#8217;<a href="http://www.eff.org/">Electronic Frontier Fondation</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Perry_Barlow">John Perry Barlow</a> a écrit cette superbe <strong>D</strong>éclaration, malheureusement  plus que jamais d&#8217;actualité.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="John Perry Barlow" src="http://www.craphound.com/images/barlowusc.jpg" alt="John Perry Barlow" width="200" height="246" /><p class="wp-caption-text">John Perry Barlow</p></div>
<p><span style="text-decoration: underline;">Prologue de la Déclaration</span></p>
<p><span style="font-size: large;">H</span>IER, le grand invertébré            de la  Maison-Blanche a apposé son sceau sur la loi de «réforme»            des  télécommunications de 1996 <a href="http://www.freescape.eu.org/eclat/1partie/Barlow/barlowtxt.html#1">(1)</a><a name="R1"></a>,            tandis que Tipper Gore prenait des  photographies numériques de            l&#8217;événement pour les faire  figurer dans un livre intitulé:            <em>Vingt-quatre heures dans  le cyberespace</em>.</p>
<p>On m&#8217;avait demandé de participer, moi aussi, à la  rédaction            de ce livre en écrivant un texte pour la  circonstance. Étant            donné le monstrueux traitement que cette  loi se propose d&#8217;infliger            au Net, j&#8217;ai décidé que le moment  était aussi bien            choisi qu&#8217;un autre pour apporter un peu  d&#8217;eau au moulin virtuel.</p>
<p>Après tout, la loi sur la «réforme»            des  télécommunications <a href="http://www.freescape.eu.org/eclat/1partie/Barlow/barlowtxt.html#2">(2)</a><a name="R2"></a>,            adoptée par le Sénat avec seulement cinq  voix contre,            rend illégal et passible d&#8217;une amende de 250 000  dollars le fait            de dire «merde» en ligne ou n&#8217;importe lequel  des sept autres            gros mots <a href="http://www.freescape.eu.org/eclat/1partie/Barlow/barlowtxt.html#3">(3)</a><a name="R3"></a> qu&#8217;il est interdit de            prononcer dans les  médias; ou encore de parler explicitement            de l&#8217;avortement, ou  d&#8217;évoquer les diverses fonctions corporelles            autrement qu&#8217;en  termes strictement cliniques.</p>
<p>Cette loi tente de soumettre la conversation dans le  cyberespace à            des contraintes plus sévères que celles  actuellement en            vigueur dans la caféteria du Sénat, où j&#8217;ai  eu            l&#8217;occasion de dîner plusieurs fois et où j&#8217;ai toujours             entendu des représentants du Sénat des États-Unis             d&#8217;Amérique parler en employant des expressions fort colorées             et indécentes.</p>
<p>Ce projet de loi a été mis en oeuvre             contre nous par des gens qui n&#8217;ont pas la moindre idée de ce             que nous sommes, ni de la nature de nos conversations. Comme le dirait             mon cher ami Louis Rossetto, rédacteur en chef de <em>Wired</em> <a href="http://www.freescape.eu.org/eclat/1partie/Barlow/barlowtxt.html#4">(4)</a><a name="R4"></a>, «<strong>c&#8217;est comme  si des analphabètes            venaient vous dire ce qu&#8217;il faut lire</strong>».</p>
<p><strong>Eh bien, qu&#8217;ils aillent se faire foutre.</strong></p>
<p>Ou, plus exactement, qu&#8217;ils sachent que nous prenons  congé d&#8217;eux.            <strong>Ils ont  déclaré la guerre au cyberespace; montrons-leur            combien nous  pouvons être astucieux, déroutants et puissants            pour nous  défendre.</strong></p>
<p>J&#8217;ai écrit un texte (d&#8217;une solennité de circonstance)             qui, je l&#8217;espère, deviendra l&#8217;un des nombreux moyens  susceptibles            d&#8217;y contribuer. Si vous le jugez utile, j&#8217;espère  que vous le            diffuserez aussi largement que possible. Vous  pouvez retirer mon nom            si cela vous arrange; je ne me soucie  vraiment pas d&#8217;être mentionné.</p>
<p>J&#8217;espère bien, en revanche, que <strong>c</strong><strong>e cri va résonner dans            le  cyberespace</strong>, en se modifiant, en grandissant et en se  dupliquant,            jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il devienne un énorme vacarme, à             la mesure de cette loi imbécile qu&#8217;ils viennent de préparer             contre nous.</p>
<p><span id="more-158"></span></p>
<p><strong><span style="font-family: Courier New,Courier,mono; font-size: large;">DECLARATION             D&#8217;INDEPENDANCE DU CYBERESPACE</span></strong><span style="font-family: Courier New,Courier,mono; font-size: large;"><span style="font-family: Times New Roman,Times,serif; font-size: small;"> <a href="http://www.freescape.eu.org/eclat/1partie/Barlow/barlowtxt.html#5">(5)</a><a name="R5"></a></span></span></p>
<p><strong>G</strong>ouvernements  du monde industriel, géants fatigués de            chair et d&#8217;acier, je  viens du cyberespace, nouvelle demeure de l&#8217;esprit.            Au nom  de l&#8217;avenir, je vous demande, à vous qui êtes du            passé, de  nous laisser tranquilles. Vous n&#8217;êtes pas les            bienvenus parmi  nous. Vous n&#8217;avez aucun droit de souveraineté            sur nos lieux  de rencontre.</p>
<p><strong>N</strong>ous  n&#8217;avons pas de gouvernement élu et nous ne sommes pas près             d&#8217;en avoir un, aussi je m&#8217;adresse à vous avec la seule autorité             que donne la liberté elle-même lorsqu&#8217;elle s&#8217;exprime. Je             déclare que l&#8217;espace social global que nous construisons est             indépendant, par nature, de la tyrannie que vous cherchez à             nous imposer. Vous n&#8217;avez pas le droit moral de nous donner des ordres             et vous ne disposez d&#8217;aucun moyen de contrainte que nous ayons  de vraies            raisons de craindre.</p>
<p><strong>L</strong>es  gouvernements tirent leur pouvoir légitime du consentement             des gouvernés. Vous ne nous l&#8217;avez pas demandé et nous            ne  vous l&#8217;avons pas donné. Vous n&#8217;avez pas été            conviés. Vous ne  nous connaissez pas et vous ignorez tout de            notre monde. Le  cyberespace n&#8217;est pas borné par vos frontières.            Ne croyez pas  que vous puissiez le construire, comme s&#8217;il s&#8217;agissait            d&#8217;un  projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C&#8217;est un             acte de la nature et il se développe grâce à nos            actions  collectives.</p>
<p><strong>V</strong>ous n&#8217;avez pas pris part à notre  grande conversation, qui ne            cesse de croître, et vous n&#8217;avez  pas créé la richesse            de nos marchés. Vous ne connaissez ni  notre culture, ni notre            éthique, ni les codes non écrits qui  font déjà            de notre société un monde plus ordonné que celui             que vous pourriez obtenir en imposant toutes vos règles.</p>
<p><strong>V</strong>ous  prétendez que des problèmes se posent parmi nous            et qu&#8217;il  est nécessaire que vous les régliez. Vous utilisez            ce  prétexte pour envahir notre territoire. Nombre de ces problèmes             n&#8217;ont aucune existence. Lorsque de véritables conflits se produiront,             lorsque des erreurs seront commises, nous les identifierons  et nous            les réglerons par nos propres moyens. Nous  établissons            notre propre contrat social. L&#8217;autorité y sera  définie            selon les conditions de notre monde et non du vôtre.  Notre monde            est différent.</p>
<p><strong>L</strong>e  cyberespace est constitué par des échanges, des relations,             et par la pensée elle-même, déployée comme            une vague qui  s&#8217;élève dans le réseau de nos communications.            Notre monde est  à la fois partout et nulle part, mais il n&#8217;est            pas là où  vivent les corps.</p>
<p>Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans  privilège            ni préjugé dicté par la race, le pouvoir  économique,            la puissance militaire ou le lieu de naissance.</p>
<p><strong>N</strong>ous créons  un monde où chacun, où qu&#8217;il se trouve,            peut exprimer ses  idées, aussi singulières qu&#8217;elles puissent            être, sans  craindre d&#8217;être réduit au silence ou à            une norme.</p>
<p><strong>V</strong>os  notions juridiques de propriété, d&#8217;expression, d&#8217;identité,             de mouvement et de contexte ne s&#8217;appliquent pas à nous. Elles             se fondent sur la matière. Ici, il n&#8217;y a pas de matière.</p>
<p><strong>N</strong>os  identités n&#8217;ont pas de corps; ainsi, contrairement            à vous,  nous ne pouvons obtenir l&#8217;ordre par la contrainte physique.             Nous croyons que l&#8217;autorité naîtra parmi nous de l&#8217;éthique,             de l&#8217;intérêt individuel éclairé et du bien            public. Nos  identités peuvent être réparties sur            un grand nombre de vos  juridictions. La seule loi que toutes les cultures            qui nous  constituent s&#8217;accordent à reconnaître de façon            générale est  la Règle d&#8217;Or <a href="http://www.freescape.eu.org/eclat/1partie/Barlow/barlowtxt.html#6">(6)</a><a name="R6"></a>.            Nous espérons que nous serons capables  d&#8217;élaborer nos            solutions particulières sur cette base. Mais  nous ne pouvons            pas accepter les solutions que vous tentez de  nous imposer.</p>
<p><strong>A</strong>ux  États-Unis, vous avez aujourd&#8217;hui créé            une loi, la loi sur  la réforme des télécommunications,            qui viole votre propre  Constitution et représente une insulte            aux rêves de  Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville            et Brandeis  <a href="http://www.freescape.eu.org/eclat/1partie/Barlow/barlowtxt.html#7">(7)</a><a name="R7"></a>. Ces rêves doivent            désormais renaître en  nous.</p>
<p><strong>V</strong>ous  êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu&#8217;ils            sont  les habitants d&#8217;un monde où vous ne serez jamais que des             étrangers. Parce que vous les craignez, vous confiez la responsabilité             parentale, que vous êtes trop lâches pour prendre en charge             vous-mêmes, à vos bureaucraties. Dans notre monde, tous             les sentiments, toutes les expressions de l&#8217;humanité, des plus             vils aux plus angéliques, font partie d&#8217;un ensemble homogène,             la conversation globale informatique. Nous ne pouvons pas séparer             l&#8217;air qui suffoque de l&#8217;air dans lequel battent les ailes.</p>
<p><strong>E</strong>n  Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à            Singapour, en  Italie et aux États-Unis <a href="http://www.freescape.eu.org/eclat/1partie/Barlow/barlowtxt.html#8">(8)</a><a name="R8"></a>,            vous vous efforcez de repousser le virus de  la liberté en érigeant            des postes de garde aux frontières du  cyberespace. Ils peuvent            vous préserver de la contagion  pendant quelque temps, mais ils            n&#8217;auront aucune efficacité  dans un monde qui sera bientôt            couvert de médias  informatiques.</p>
<p><strong>V</strong>os  industries de l&#8217;information toujours plus obsolètes voudraient             se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs,             qui prétendent définir des droits de propriété            sur la  parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient             faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de             noblesse qu&#8217;un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que  l&#8217;esprit            humain est capable de créer peut être reproduit et  diffusé            à l&#8217;infini sans que cela ne coûte rien. La  transmission            globale de la pensée n&#8217;a plus besoin de vos  usines pour s&#8217;accomplir.</p>
<p><strong>C</strong>es  mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans             une situation identique à celle qu&#8217;ont connue autrefois les amis             de la liberté et de l&#8217;autodétermination, qui ont eu à             rejeter l&#8217;autorité de pouvoirs distants et mal informés.             Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères            à  votre souveraineté, même si nous continuons à            consentir à ce  que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous            répandrons  sur la planète, si bien que personne ne pourra            arrêter nos  pensées.</p>
<p><strong>N</strong>ous  allons créer une civilisation de l&#8217;esprit dans le cyberespace.             Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que             vos gouvernements ont créé.</p>
<p><strong>Davos  (Suisse), le 8 février 1996.</strong></p>
<p>John Perry Barlow, Cognitive Dissident Co-Founder, Electronic  Frontier            Foundation Home (stead) Page: http://www.eff.org  /~barlow Message Service:            800/634-3542 Barlow in Meatspace  Today (until Feb 12): Cannes, France            Hotel Martinez: (33) 92  98 73 00, Fax: (33) 93 39 67 82 Coming soon            to: Amsterdam  2/13-14, Winston-Salem 2/15, San Francisco 2/16-20, San            Jose  2/21, San Francisco 2/21-23, Pinedale, Wyoming¶.</p>
<p>**************************In Memoriam, Dr. Cynthia  Horner et Jerry            Garcia ***********************</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Logiciel Libre, Société Libre : Importance du bien commun numérique</title>
		<link>http://blog.pyuple.fr/2010/01/logiciel-libre-societe-libre-importance-du-bien-commun-numerique/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 18:40:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jonathan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Logiciels libres]]></category>
		<category><![CDATA[ALDIL]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[libertés]]></category>
		<category><![CDATA[libre]]></category>
		<category><![CDATA[Logiciel]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon 2]]></category>
		<category><![CDATA[MIT]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Matthew Stallman]]></category>

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		<description><![CDATA[Conférence de Richard Matthew Stallman le 13 janvier 2010 à 18h30 L&#8217;Université Lumière Lyon2, à l&#8217;initiative de l&#8217;ALDIL (Association Lyonnaise de Développement de l&#8217;Informatique Libre) recevra Richard Matthew Stallman pour une conférence où il abordera et défendra la place et le rôle du logiciel libre dans nos sociétés. Chercheur associé au MIT (Massachussets Institute of [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<div>
<div id="bloc_contenu">
<p id="resume">Conférence de Richard Matthew Stallman</p>
<ul>
<li id="dates">le 13 janvier 2010 à 18h30</li>
</ul>
<p><img class="alignleft" src="http://www.univ-lyon2.fr/images/photos/0005/img_1262611308294.jpg" alt="Matthew Stallman" width="208" height="219" /></p>
<div>L&#8217;Université Lumière Lyon2, à l&#8217;initiative de l&#8217;ALDIL (Association Lyonnaise de Développement de l&#8217;Informatique Libre) recevra Richard Matthew Stallman pour une conférence où il abordera et défendra la place et le rôle du logiciel libre dans nos sociétés.<br />
Chercheur associé au MIT (Massachussets Institute of Technology de Boston), Richard Stallman est le fondateur et le président de la Free Software Foundation. Il est aussi l&#8217;initiateur du projet GNU dont l&#8217;objectif est de réunir l&#8217;ensemble des composants logiciels nécessaires pour utiliser un ordinateur sans avoir recours à des logiciels sous licences propriétaires. Depuis plus de vingt ans, il fait la promotion d&#8217;une informatique libre. Selon lui c&#8217;est une condition de base pour un accès citoyen, solidaire et équitable aux systèmes de traitement de l&#8217;information désormais au cœur de nos activités individuelles, économiques, sociales, communicationnelles et culturelles.<br />
<span id="more-143"></span><br />
Il démontrera que le logiciel libre s&#8217;associe à une culture libre pour constituer un bien commun numérique échappant aux mécanismes de marchandisation et de privatisation. Le libre permet l&#8217;émancipation des individus et l&#8217;évolution d&#8217;un patrimoine numérique durable, nécessaire à  chacun.</p>
<p>Au-delà de la définition de ce qu&#8217;est un logiciel libre, il expliquera que le fait qu&#8217;il soit utilisable, étudiable, modifiable et distribuable par tous a un impact sur l&#8217;accès à l&#8217;information et à la connaissance. Pour lui, le logiciel libre est la perspective la plus éthique, la plus créative et la plus économique pour une société informatisée libre.</p>
<p>Richard Stallman francophone et francophile (il se réfère facilement à la devise «  Liberté, Égalité, Fraternité ») fera sa conférence en français, avec les pointes d&#8217;humour et d&#8217;anecdotes qui accompagnent son propos pour le plus grand plaisir de son auditoire.</p>
<p>Son approche est résolument orientée vers le grand public, et il n&#8217;est pas nécessaire de venir avec un mémento du jargon informaticien pour apprécier ce moment jubilatoire.</p>
<p>On retrouvera ses réflexions dans son libre « Richard Stallman et la révolution des logiciels libres » à paraître le 21 janvier 2010 en co-édition chez Eyrolles et Framabook.</p>
<p>À l&#8217;entrée de la conférence, le public pourra rencontrer les acteurs lyonnais du libre qui ont organisé cette manifestation. Ils proposeront, au cours de la seconde quinzaine de mars une série d&#8217;événements sur le thème des biens communs numériques à l&#8217;occasion de « Libre en Fête 2010 ».</p>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div>
<h3>INFOS PRATIQUES</h3>
</div>
<ul>
<li><strong>Responsable : </strong>Vincent Mabillot</li>
<li><strong>Type :</strong> Conférence, Rencontres / débats</li>
<li><strong>Adresse complète :</strong> Campus berges du Rhône<br />
Grand amphithéâtre de l&#8217;Université Lyon2<br />
18 Quai Claude Bernard (Lyon 7ème)<br />
Tram T1 arrêt « Quai Claude Bernard »</li>
<li><strong>Partenaires :</strong> Cette conférence est organisée à l&#8217;initiative de l&#8217;ALDIL (Association Lyonnaise pour le Développement de l&#8217;Informatique Libre) et la licence professionnelle « CoLibre » du département ICOM de l&#8217;université Lumière Lyon2</li>
<li><strong>Contact :</strong> <a href="mailto:vincent.mabillot@univ-lyon2.fr">vincent.mabillot@univ-lyon2.fr</a></li>
</ul>
</div>
</div>
</div>
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		<item>
		<title>Qui a peur d&#8217;Internet ?</title>
		<link>http://blog.pyuple.fr/2009/09/qui-a-peur-dinternet/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 10:26:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jonathan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Communauté]]></category>
		<category><![CDATA[droits]]></category>
		<category><![CDATA[Hadopi]]></category>
		<category><![CDATA[libertés]]></category>
		<category><![CDATA[libre]]></category>
		<category><![CDATA[Odebi]]></category>

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		<description><![CDATA[Nos députés ont approuvé Hadopi 2. Le recours devant le conseil constitutionnel est attendu, mais a cette fois moins de chance d&#8217;aboutir que la première mouture du texte. Face à ce vote, Odébi, l&#8217;association de défens e des libertés numériques a durci son discours, ne fustigeant plus les lobbys du net, mais faisant état cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p>Nos députés ont approuvé Hadopi 2. Le recours devant le conseil constitutionnel est attendu, mais a cette fois moins de chance d&#8217;aboutir que la première mouture du texte. Face à ce vote, Odébi, l&#8217;association de défe<span id="intelliTXT"><a title="Odebi" href="http://www.odebi.org/"><img class="alignright" title="Rejoignez la Ligue Odebi" src="http://static.odebi.org/logos/stradyvarius-2.png" alt="" width="211" height="137" /></a></span>ns<span id="intelliTXT"> </span>e des libertés numériques a durci son discours, ne fustigeant plus les lobbys du net, mais faisant état cette fois ci d&#8217;une véritable corruption. Pourtant, le véritable problème n&#8217;est pas forcément la malignité des décideurs politiques.<span id="intelliTXT"> </span> Ils ne sont pas de la génération Internet, et ne sont pas au fait des technologies et de ce qu&#8217;elles entrainent. Ils en ont peur. <span id="more-92"></span></p>
<p>Ils en ont peur car ils ne comprennent pas les possibilités du Net, les limites et les failles. Trop de fantasmes existent sur Internet.. les films de guérilla numérique ont participé de cet imaginaire collectif.. et l&#8217;on redoute le piratage comme d&#8217;autres ont redouté l&#8217;invasion de godzilla parce qu&#8217;ils l&#8217;ont vu au cinéma. Que l&#8217;on soit pour ou contre les droits d&#8217;auteurs, il suffit de connaitre un peu le fonctionnement de la communauté internaute et des technologies du web pour comprendre que cette loi est une abérration et qu&#8217;elle n&#8217;a aucune chance d&#8217;être respectée. Si bien que l&#8217;appel à la désobéissance civile lancé par Odébi est sans doute inutile.. celle-ci se fera automatiquement. Non pour aider les politiques à prendre de bonnes solutions, il faut comprendre les peurs qu&#8217;ils entretiennent avec l&#8217;Internet.</p>
<p>Ce climat de peur face aux nouvelles technologies les pousse vers les bras d&#8217;experts qui deviennent tout puissants. Mais qui sont ces experts ? Les décideurs des multinationales que l&#8217;on citait plus haut. Le travail de lobby leur est facilité car ils sont les seuls détenteur d&#8217;une parole d&#8217;expertise dans le domaine de l&#8217;Internet. Evidemment, trop marginaux les défenseurs d&#8217;un Internet libre, regroupé sous l&#8217;appélation du parti pirate, ou sous des organisations plus neutres telles que Odébi, ont du mal à être pris au sérieux par les politiques. Les professionnels du Net, pro libre, doivent se réunir sous une autre bannière.</p>
<div id="newstext" style="font-size: 12px; text-align: justify;"><span id="intelliTXT"><img src="file:///C:/DOCUME%7E1/ADMINI%7E1/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot-2.jpg" alt="" /><img src="file:///C:/DOCUME%7E1/ADMINI%7E1/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot.jpg" alt="" /><img src="file:///C:/DOCUME%7E1/ADMINI%7E1/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot-1.jpg" alt="" /></p>
<p></span></div>
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